sexta-feira, 30 de Janeiro de 2009
Repouso
Continuarei a ver e ler-vos.
A todos o meu apreço.
Fica o espaço CarpeDiem para quem desejar pesquisar mais atentamente.
Abraço
Até sempre
ELSA
Elle s'est doucement tendrement endormie
Comme une maison d'ombre au creux de notre vie
Une lampe baissée au coeur des myrrhes verts
Sa joue a retrouvé le printemps du repos
Ô corps sans poids posé dans un songe de toile
Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles
Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau
La voila qui reprend le versant de ses fables
Dieu sait obéissant à quels lointains signaux
Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux
Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables
Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis
Qu'elle reste pareille aux marches du silence
Qui m'échappe pourtant de toute son enfance
Dans ce pays secret à mes pas interdit
Je te supplie amour au nom de nous ensemble
De ma suppliciante et folle jalousie
Ne t'en va pas trop loin sur la pente choisie
Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble
J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux
Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute
Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route
Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux
ELSA AU MIROIR
C'était au beau milieu de notre tragédie
Et pendant un long jour assise à son miroir
Elle peignait ses cheveux d'or Je croyais voir
Ses patientes mains calmer un incendie
C'était au beau milieu de notre tragédie
Et pendant un long jour assise à son miroir
Elle peignait ses cheveux d'or et j'aurais dit
C'était au beau milieu de notre tragédie
Qu'elle jouait un air de harpe sans y croire
Pendant tout ce long jour assise à son miroir
Elle peignait ses cheveux d'or et j'aurais dit
Qu'elle martyrisait à plaisir sa mémoire
Pendant tout ce long jour assise à son miroir
À ranimer les fleurs sans fin de l'incendie
Sans dire ce qu'une autre à sa place aurait dit
Elle martyrisait à plaisir sa mémoire
C'était au beau milieu de notre tragédie
Le monde ressemblait à ce miroir maudit
Le peigne partageait les feux de cette moire
Et ces feux éclairaient des coins de ma mémoire
C'était un beau milieu de notre tragédie
Comme dans la semaine est assis le jeudi
Et pendant un long jour assise à sa mémoire
Elle voyait au loin mourir dans son miroir
Un à un les acteurs de notre tragédie
Et qui sont les meilleurs de ce monde maudit
Et vous savez leurs noms sans que je les aie dits
Et ce que signifient les flammes des longs soirs
Et ses cheveux dorés quand elle vient s'asseoir
Et peigner sans rien dire un reflet d'incendie
(La Diane française, 1945 )
LES MAINS D'ELSA
Donne-moi tes mains pour l'inquiétude
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé
Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé
Lorsque je les prends à mon propre piège
De paume et de peur de hâte et d'émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fuit de partout dans mes mains à moi
Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Qui me bouleverse et qui m'envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli
Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots
Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D'une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d'inconnu
Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement..
LES YEUX D'ELSA
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur T
es yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août
J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa
Louis Aragon
quinta-feira, 29 de Janeiro de 2009
L'âme sœur
Qu'on aime et qui vous aime
L'âme sœur
Une part de vous-même
Qu'on attend
Que toujours on appelle
L'âme sœur
Dis-moi existe-t-elle ?
L'âme sœur
Dissipant tous les doutes
Vous tendant
La main sur votre route
Toujours là
Silencieuse et fidèle
L'âme sœur
Dis-moi existe-t-elle ?
Existe-t-elle ?
J'ai connu des gens qui lui ressemblent
Et mon cœur, mon cœur les a aimés
J'ai connu des gens qui lui ressemblent
Mais je ne l'ai jamais rencontré
L'âme sœur
Tissée de mêmes fibres
L'âme sœur
Qui vibre quand on vibre
Et qui pleure
Quand votre cœur chancelle
L'âme sœur
Dis-moi existe-t-elle ?
L'âme sœur
Qu'on n'aime et qui vous aime
L'âme sœur
Une part de vous-même
Qu'on attend
Que toujours on appelle
L'âme sœur
Dis-moi existe-t-elle
Dis-le moi
L'âme sœur
Est-ce toi ?
Lyrics: L'âme soeur, Charles Dumont
Um Cavalheiro que sempre me encantou!..
quarta-feira, 28 de Janeiro de 2009
CONTO DE INVERNO
Que o cego crepúsculo de neve transporta sobre os lagos
E os flutuantes campos da fazenda na taça dos vales,
Deslizando tranquilo entre os flocos agarrados com a mão,
Sobre o pálido bafio do rebanho junto à vela furtiva,
E as estrelas que caem frias,
E o cheiro do feno em meio à neve, e a distante coruja
Que adverte entre os apriscos e o gélido refúgio
Agarrado à fumaça branco-ovelha da chaminé da estância
Nos vales cruzados pelo rio onde a história é contada.
Outrora, quando o mundo envelheceu
Numa estrela de fé pura como o pão que boiava sem destino,
Como o alimento e as chamas da neve, um homem desenrolou
Os pergaminhos de fogo que ardiam em sua cabeça e em seu coração
Rasgados e esquecidos numa casa sobre uma dobra da campina.
E ardendo então
Em sua ilha flamejante cingida pela neve alada
E as esterqueiras brancas como a lã e os poleiros das galinhas
Que dormiam enregeladas até que a chama da aurora
Penteasse os pátios encapotados e os homens da manhã
Tropeçassem nas enxadas,
E o rebanho espreguiçasse, e o gato arisco perseguisse o rato,
E os pássaros eriçados saltassem para caçar, e as suaves
Ordenhadoras arrastassem seus tamancos sobre o céu desmoronado,
E toda a fazenda despertasse em seus brancos afazeres,
Ele se ajoelhou, chorou, rezou,
Junto ao assador e à caneca escura sob a faiscante luz da lenha
E à xícara e ao pão partido entre as sombras bailarinas,
Na casa abafada, no decorrer da noite,
À beira do amor, apreensivo e atraiçoado.
Ajoelhou-se sobre as pedras frias,
Chorou desde a crista da dor, rezou ao céu nublado
Para que a fome fosse embora uivando sobre alvos ossos nus
Além das estátuas dos estábulos e das pocilgas com tetos celestes
E do cristal da lagoa dos patos e dos ofuscantes currais solitários
Até o lugar das orações
E das chamas, onde pudesse vagar sob a nuvem
De seu amor cego pela neve e precipitar-se para as brancas tocas.
Sua miséria desnuda o golpeava e, arqueado, ele uivava
Embora som algum flutuasse no ar enrugado em sua mão
A não ser o vento que excitava
A fome dos pássaros nos campos do pão, da água, lançados
Nos altos trigais e a colheita a derreter-se em suas línguas.
E sua anónima miséria o enlaçava e ele ardia extraviado
Quando, frio como a neve, tinha de correr entre os vales cruzados
Pelos rios que desaguam na noite,
E afogar-se nos torvelinhos de sua miséria, e estender-se enrolado,
Agarrado ao centro desde sempre desejado do branco
Berço desumano e do leito nupcial eternamente procurado
Pelo crente perdido e o proscrito expurgado da luz.
Liberta-o, gritava,
Perdendo-o de todo no amor, e arroja a sua miséria
Nua e solitária na engolfante noiva
Para que ela nunca germine nos campos da branca semente
Ou floresça escarranchada na carne agonizante.
Escuta. Cantam os trovadores
Nas aldeias mortas. O rouxinol,
Poeira nos bosques sepultos, voa com os órgãos de suas asas
E soletra o seu canto de inverno aos ventos dos mortos.
A voz da poeira líquida que vem das fontes extintas
Está falando. O córrego seco
Salta com balidos e latidos aquáticos. O orvalho repica
Nas folhas trituradas e nos reflexos que há muito já não brilham
Da paróquia de neve. As bocas entalhadas na rocha são
cordas tangidas pelo vento.
O tempo canta por entre as obscuras campânulas mortas. Escuta.
Foi um som ou certa mão
Que abriu de par em par a tenebrosa porta na terra de outrora
E lá fora, sobre o pão do solo,
Uma ave se ergueu radiante como uma noiva em chamas,
Uma ave amanheceu, e seu peito se emplumou de neve e escarlate.
Olha. E os bailarinos se movem
Sobre os mortos, a neve se vestiu de verde, liberta ao luar
Com uma revoada de pombos. Exultantes, os cavalos de cascos solenes,
Centauros mortos, regressam e percorrem os alvos pastos alagados
Nas fazendas dos pássaros. O carvalho morto sai em busca do amor.
Os membros esculpidos na rocha
Saltam como ao som das trombetas. A caligrafia das velhas folhas
Está dançando. Os traços da idade sobre a pedra se entrelaçam num rebanho.
A voz de harpa da poeira das águas se desgarra de uma dobra das campinas.
Em busca do amor, alça seu voo a ave de outrora. Olha.
E as asas selvagens se elevaram
Sobre a sua cabeça enrugada, e a doce voz das plumas
Esvoaçou pela casa como se o pássaro entoasse louvores
E todos os elementos da lenta queda se rejubilassem
Porque um homem solitário se ajoelhara na taça dos vales,
Sob o manto, em sossego,
Junto ao assador e à caneca escura sob a faiscante luz da lenha,
E o céu dos pássaros com a voz emplumada o erguia ao sortilégio
E ele corria como o vento atrás do voo em chamas
Para além dos celeiros sem luz e dos currais da fazenda em calma.
Nos pólos do ano
Quando os melros morriam como sacerdotes nas sebes embuçadas
E as distantes colinas tangenciavam o tecido dos condados,
Sob as árvores de uma só folha corria um espantalho de neve,
Precipitando-se por entre os torvelinhos das moitas esgalhadas como cervos,
Andrajos e orações caíam sobre
As colinas ajoelhadas e ecoavam nos lagos adormecidos,
Perdidos a noite inteira e a vagar por muito tempo no despertar
Da ave através dos tempos, das terras e dos flocos de neve.
Escuta e olha por onde ela navega no mar agitado pêlos gansos,
O céu, o pássaro, a noiva,
A nuvem, a miséria, as estrelas fincadas no azul, o júbilo
Para além dos campos semeados e o tempo escarranchado na carne agonizante,
E os céus, o céu, a tumba, a ardente pia batismal.
Na terra que já fora, a porta de sua morte se abriu de par em par
E o pássaro desceu
Numa colina branca como o pão sobre a concha da fazenda
E os lagos e os campos flutuantes e os vales cruzados pelo rio
Onde ele rezava para alcançar o derradeiro prejuízo
E a casa das preces e do fogo, já terminado o conto.
A dança se extingue
Na brancura que já não reverdece, e, morto o trovador,
Aflora o canto nas aldeias de desejos calçados pela neve
Que outrora entalharam as silhuetas dos pássaros no pão profundo
E fizeram deslizar as formas dos peixes voadores sobre os lagos de cristal
Degolou-se o ritual
Do rouxinol e do centauro morto. As fontes voltam a secar.
Os traços da idade dormem na pedra até que a aurora se anuncie.
Jaz o júbilo. O tempo sepulta o clima da primavera
Que retinha e saltava com o fóssil e o orvalho renascido.
Porque a ave se deitara
Num coro de asas, como se estivesse morta ou adormecida,
E as asas se movessem em surdina e ele se sentisse louvado e casado,
E por entre as coxas da noiva envolvente,
A mulher com seus seios e o pássaro de crista celestial,
Foi ele enfim derrubado Ardendo no leito nupcial do amor,
No torvelinho do centro desejado, nas dobras
Do paraíso, no botão rodopiante do universo.
E ela se ergueu com ele florescendo em sua neve derretida.
poema do livro: Dylan Thomas / Poemas Reunidos (1934/1953),
com tradução de Ivan Junqueira, publicado pela José Olympo Editora
terça-feira, 27 de Janeiro de 2009
ENVÍO A DOMICILIO
Comprame un perro y un mantecol de esos bañados en chocolate;
sabés que el amor me deprime y el estómago reclama su consuelo.
Fijate si conseguís también el suplemento de cultura del día sábado
donde sale una nota a Boccanera que me pierde.
Bueno,
también me pierde Diego Rivera, Gardel y... Victor Sueiro.
Mandame todo con un cadete.
Sucede que perfecciono bestias en un hotel de paso,
canastos con flores
y vírgenes en las esquinas.
Yanina Magrini
ABRE
el único que clava desacuerdos en la noche me concluye en soledad indiscutida.
¿Indiscutida o disociada soledad?
¿Se disocia el deseo de mujer en maquina de consumo masivo?
¿Se consume en medio deseo la ambición?
¿ambición de media mujer en sentido más sentido de su noche de pantalla?
¿se le nombra deseo?
Oquedad de maquillaje... o posible pedido de auxilio en un visor menos justo.
Ausencia de mujer o
ridícula sensación de sentirse un arrancado.
Arrancado (hueco negro que dejaron en la tierra).
¿En maceta o en esta silla de ciber?
El agujero es siempre la ciudad y ella no comprende porqué se llora.
Se llora el mensaje de uno mismo.
Me compadezco de lo que escribo, y sigo el orden de lo que es mío.
Mío en los ojos de la materia sola.
En soledad de música fuerte y juegos no de red.
Juegos de vos.
De lo tuyo, no lo mío.
Lo mío no es hueco de gente.
Lo mío es una mirada perfecta que clava desacuerdos en la noche;
sol-sol- de- edad- solo-mio-sole-da-de-mí-solo-sol.
Y ser así, y ser gracia
y hacer gracias para vos, para esa, tu otra soledad que sí tiene remedio.
No la mía.
La mía no.
A mí se me hizo tarde.
Yanina Magrini
EL AMENAZADO
Crecen los muros de su cárcel, como en un sueño atroz. La hermosa
máscara ha cambiado, pero como siempre es la única. ¿De qué
me servirán mis talismanes: el ejercicio de las letras, la vaga
erudición, el aprendizaje de las palabras que usó el áspero Norte para
cantar sus mares y sus espadas, la serena amistad, las galerías de la
Biblioteca, las cosas comunes, los hábitos, el joven amor de mi
madre, la sombra militar de los muertos, la noche intemporal,
el sabor del sueño?
Estar contigo o no estar contigo es la medida de mi tiempo.
Ya el cántaro se quiebra sobre la fuente, ya el hombre se levanta a la
voz del ave, ya se han oscurecido los que miran por las ventanas,
pero la sombra no ha traído la paz.
Es, ya lo sé, el amor: la ansiedad y el alivio de oír tu voz, la espera y la
memoria, el horror de vivir en lo sucesivo.
Es el amor con sus mitologías, con sus pequeñas magias inútiles.
Hay una esquina por la que no me atrevo a pasar.
Ya los ejércitos me cercan las hordas.
(Esta habitación es irreal, ella no la ha visto).
El nombre de una mujer me delata.
Me duele una mujer en todo el cuerpo.
Jorge Luis Borges
segunda-feira, 26 de Janeiro de 2009
À VIDA
Vermelha, de rio que estua.
Sou recusa: és caçador.
Persegues: eu sou a fuga.
Não dou minha alma cativa!
Colhido em pleno disparo,
Curva o pescoço o cavalo
Árabe -
E abre a veia da vida.
Marina Tsvetaeva
(Trad. Haroldo de Campos)
À VIDA
Não colherás no meu rosto sem ruga
A cor, violenta correnteza.
És caçadora - eu não sou presa.
És a perseguição - eu sou a fuga.
Não colherás viva minha alma!
Acossado, em pleno tropel,
Arqueia o pescoço e rasga
A veia com os dentes - o corcel
Árabe
Marina Tsvetaeva
(Trad. Augusto de Campos)
in "o Poema"
domingo, 25 de Janeiro de 2009
«Pour Mycéa»
Sa patte droite est lacérée d’un épini
Au point où le jour vient il s’acasse et s’entête
Il lèche la blessure et referme la nuit
Ainsi je penche vers mes mots et les assemble
A la ventée où tu venais poser la tête
En ce silence auquel tu voues combien de fêtes
Ta veille ton souci ton rêve tes tempêtes
La volée où tu joues avec le malfini
Les éclats bleus du temps dont tu nous éclabousses
Alors les mots me font brûler mahogany
La ravine où je dors est un brasier qu’on souche
Le jour en cette nuit met la blessure qui nous fit»
(Édouard Glissant)
«O terre, si c’est terre, ô toute-en-jour où nous
sommes venus. O plongée dans l’éclat d’eau et la parole
labourée. Vois que tes mots m’ont déhalé de ce long
songe où tant de bleu à tant d’ocre s’est mis. Et vois que
je descends de cette nuit, entends
Si la nuit te dépose au plus haut de la mer
N’offense en toi la mer par échouage des anciens
dieux
Seules les fleurs savent comme on gravit l’éternité
Nous t’appelons terre blessée ô combien notre temps
Sera bref, ainsi l’eau dont on ne voit le lit
Chanson d’eau empilée sur l’eau du triste soir
Tu es douce à celui que tu éloignes de ta nuit
Tel un gravier trop lourd enfoui aux grèves de minuit
J’ai mené ma rame entre les îles je t’ai nommée
Loin avant que tu m’aies désigné pour asile et souffle
Je t’ai nommée Insaisissable et Toute-enfuie
Ton rire a séparé les eaux bleues des eaux inconnues»..
Édouard Glissant
Je glisse sur les toits des vents
Je glisse sur le toit des mers
Je suis devenue sentimentale
Je ne connais plus le conducteur
Je ne bouge plus soie sur les glaces
Je suis malade fleurs et cailloux
J'aime le plus chinois aux nues
J'aime la plus nue aux écarts d'oiseau
Je suis vieille mais ici je suis belle
Et l'ombre qui descend des fenêtres profondes
Epargne chaque soir le coeur noir de mes yeux.
Paul Éluard
La parole, Capitale de la douleur
sábado, 24 de Janeiro de 2009
J'habite une douleur
Ne laisses pas le soin de gouverner ton coeur à ces tendresses parentes de l'automne auquel elles empruntent sa placide allure et son affable agonie. L'oeil est précoce à se plisser. La souffrance connaît peu de mots. Préfère te coucher sans fardeau: tu rêveras du lendemain et ton lit te sera léger. Tu rêveras que ta maison n'a plus de vitres. Tu es impatient de t'unir au vent, au vent qui parcourt une année en une nuit. D'autres chanteront l'incorporation mélodieuse, les chairs qui ne personnifient plus que la sorcellerie du sablier. Tu condamneras la gratitude qui se répète. Plus tard, on t'identifiera à quelque géant désagrégé, seigneur de l'impossible.
Pourtant.
Tu n'as fait qu'augmenter le poids de ta nuit. Tu es retourné à la pêche aux murailles, à la canicule sans été. Tu es furieux contre ton amour au centre d'une entente qui s'affole. Songe à la maison parfaite que tu ne verras jamais monter. A quand la récolte de l'abîme? Mais tu as crevé les yeux du lion. Tu crois voir passer la beauté au-dessus des lavandes noires...
Qu'est-ce qui t'a hissé, une fois encore, un peu plus haut, sans te convaincre?
Il n'y a pas de siège pur.
René Char
sexta-feira, 23 de Janeiro de 2009
LAÇOS
Sons de sinos através da Europa
Séculos enforcados
Carris que amarrais nações
Não somos mais que dois ou três homens
Livres de todas as peias
Vamos dar-nos as mãos
Violenta chuva que penteia os fumos
Cordas
Cordas tecidas
Cabos submarinos
Torres de Babel transformadas em pontes
Aranhas-Pontífices
Todos os apaixonados que um só laço enlaçou
Outros laços mais firmes
Brancas estrias de luz
Cordas e Concórdia
Escrevo apenas para vos celebrar
Ó sentido ó sentidos caros
Inimigos do recordar
Inimigos do desejar
Inimigos da saudade
Inimigos das lágrimas
Inimigos de tudo o que eu amo ainda
Guillaume Apollinaire
(Tradução de Jorge de Sena)
quinta-feira, 22 de Janeiro de 2009
à vendre
Je vendrais des jardins si ça poussait chez moi
Je vendrais un pendu si je pouvais me pendre
Je vendrais la Folie si les fous se vendaient
Je vendrais du whisky comme un chagrin de grain
Je vendrais des canaux aux télés assoiffées
Je vendrais votre lit, Madame qui passez
Je vendrais mon chandail quand ma brebis tricote
Je vendrais le Pouvoir si je pouvais le vendre
Je vendrais mes chansons aux coqs à coqueluche
Je vendrais les chasseurs, même au mois de septembre
Et je vendrais leurs chiens si mes chiens me le disent
Je vendrais l'Arabie pour douze sacs d'avoine
Je vendrais mon cheval s'il mangeait de l'essence
Si je vends mon enfer pour me chauffer l'hiver
J'écouterais le tien sur mon vieux pornographe
Je vendrais la marée à la mer sans courage
Je vendrais la boussole à toi qui perds le Nord
Je vendrais la pampa aux plantes carnivores
Et je vendrais le bruit au silence de mort
Je vendrais la passion si tu me la donnais
Je vendrais l'inversion si tu viens à l'envers
Je vendrais le courage aux sans peur ni reproche
Et je vendrais l'enfer pour un demi de bière
Je vendrais l'Amérique aux Indiens de Nanterre
Je vendrais Robespierre à ceux de soixante-huit
Je vendrais soixante-huit aux Communards, mes frères
Je vendrais la Commune si cela se vendait
Je vendrais les patrons aux ciseaux de ma mère
Je vendrais du Corton au dernier, pour la route
Je vendrais l'essentiel au seuil de la mémoire
Je vendrais les douaniers aux frontières du doute
Je vendrais la Justice aux anars de service
Je vendrais les ordures aux parfums de Madame
Je vendrais le sourire aux larmes qui se cherchent
Et je vendrais l'automne à celles qui se trouvent
Je vendrais des psychiatres à la géométrie
Je vendrais du psychique à la matière inerte
Je vendrais des rivières aux deltas de la nuit
Je vendrais de l'absinthe à l'espérance verte
A l'espérance verte
Je vendrais les baleines aux corsets de naguère
Je vendrais les outrages aux hommes à genoux
Je vendrais les aurores aux aubes qui s'oublient
Et je vendrais des armes à la mélancolie
Je vendrais un instant au Temps du relatif
Je vendrais quelques volts aux galaxies éteintes
Je vendrais Nulle part à des prix prohibitifs
Je vendrais la Raison à des prix hors d'atteinte
La Raison à des prix hors d'atteinte
Il ne reste que moi qui ne suis pas à vendre
Alors, tu es passée et je me suis donné
A toi
Pour rien
A toi
Pour rien
Pour rien !
Léo Ferré
IDIR
Mesmo não percebendo as palavras, a música do Idir toca-me particularmente, espero que gostem *~*.
Ben Jelloun Tahar
Tema: Literatura
Fonte DNa (DN)
A poesia é a matemática dos sentimentos. Ou seja, as emoções expressam-se de um modo muito preciso. Não podemos permitir-nos colocar uma vírgula fora do lugar e as palavras têm de estar no sítio certo.
Tema: Poesia
Fonte DNa (DN)
quarta-feira, 21 de Janeiro de 2009
XXXIX - O MISTÉRIO DAS COUSAS
Onde está ele que não aparece
Pelo menos a mostrar-nos que é mistério?
Que sabe o rio disso e que sabe a árvore?
E eu, que não sou mais do que eles, que sei disso?
Sempre que olho para as cousas e penso no que os homens pensam delas,
Rio como um regato que soa fresco numa pedra.
Porque o único sentido oculto das cousas
É elas não terem sentido oculto nenhum,
É mais estranho do que todas as estranhezas
E do que os sonhos de todos os poetas
E os pensamentos de todos os filósofos,
Que as cousas sejam realmente o que parecem ser
E não haja nada que compreender.
Sim, eis o que os meus sentidos aprenderam sozinhos: —
As cousas não têm significação: têm existência.
As cousas são o único sentido oculto das cousas.
Alberto Caeiro
da Fidelidade
Flor espantosa que vive das águas cáusticas e das terras apodrecidas da prodigiosa extensão humana.
É a sua santidade que eu quero fazer nascer destas palavras de ritmo obscuro
E neste momento mesmo é talvez a sua inocência que eu violento com os meus dedos mártires que a desejariam sangrando.
Ela nasce desse instante supremo em que o homem que viu a verdade sente que a sua simplicidade trágica nada poderá contra ele
Ele que é como o país que vê a guerra no pássaro de arribação que se pousou da grande viagem sobre o seu pavilhão estendido.
Não existe talvez nada mais belo que a miséria que habita essa alma que nós mostramos como um pavilhão estendido ao pássaro peregrino
E talvez nada mais horrível que essa guerra que se vê nascer subitamente das entranhas da nossa miséria
A fidelidade é como o amor da miséria pelo eterno viajante sereno
É como um homem que à força de contemplar um rio é por sua vez comtemplado por ele.
Se é que há um lugar de Deus em cada criatura nada será fidelidade senão a fidelidade à falta de Deus neste lugar
Aos sentimentos e nunca à verdade porque a verdade é o símbolo do absoluto e o absoluto é a morte do homem.
Ai de mim! talvez eu devesse morrer porque eu digo as palavras da fé com gestos de inteligência.
Fidelidade, lírio, anjo, mar de pureza!
Vinícius de Moraes
da Liberdade
Fernando Savater em "Ética para meu filho"
Poema
em todas as ruas te perco
conheço tão bem o teu corpo
sonhei tanto a tua figura
que é de olhos fechados que eu ando
a limitar a tua altura
e bebo a água e sorvo o ar
que te atravessou a cintura
tanto tão perto tão real
que o meu corpo se transfigura
e toca o seu próprio elemento
num corpo que já não é seu
num rio que desapareceu
onde um braço teu me procura
Em todas as ruas te encontro
em todas as ruas te perco
Mário de Cesariny
Estação
vou perdendo a noção desta subtileza.
Aqui chegado até eu venho ver se me apareço
e o fato com que virei preocupa-me, pois chove miudinho
Muita vez vim esperar-te e não houve chegada
De outras, esperei-me eu e não apareci
embora bem procurado entre os mais que passavam.
Se algum de nós vier hoje é já bastante
como comboio e como subtileza
Que dê o nome e espere. Talvez apareça
Mário de Cesariny
terça-feira, 20 de Janeiro de 2009
Já não me apetece muito
Escrever poesias
Se fosse como dantes
Fá-las-ia abundantes
Mas sinto-me muito velho
Sinto-me muito sério
Sinto-me consciencioso
Sinto-me preguiçoso
Boris Vian
canções e poemas
segunda-feira, 19 de Janeiro de 2009
FRENTE AO MAR
Chove no mar.
Ao mar o que é do mar
e que as herdades sequem.
2
A onda não tem forma?
Num instante se esculpe,
no outro se desmorona
à que emerge, redonda.
Seu movimento é forma.
3
As ondas se retiram
- ancas, espáduas, nucas -
logo voltam as ondas
-peitos, bocas, espumas.
4
Morre de sede o mar.
Se retorce, sozinho,
em sua cama de rochas.
Morre de sede de ar.
Octavio Paz
(Trad. Haroldo de Campos)
domingo, 18 de Janeiro de 2009
Eu não Sinto a Solidão
das montanhas ao oceano.
Porém eu, a que te ama,
eu não sinto a solidão.
É todo o céu desamparo,
mergulha a lua nas ondas.
Porém eu, a que te embala,
eu não sinto a solidão.
É o mundo desamparo,
triste a carne em abandono
Porém eu, a que te embala,
eu não sinto a solidão.
Gabriela Mistral
Tradução - Maria Teresa Almeida Pina
Apegado a mim
Floco de lã de minha carne,
que em minha entranha eu teci,
floco de lã friorento,
dorme apegado a mim!
A perdiz dorme no trevo
escutando-o latir:
não te perturbem meus alentos,
dorme apegado a mim!
Ervazinha assustada
assombrada de viver,
não te soltes de meu peito:
dorme apegado a mim!
Eu que tudo o hei perdido
agora tremo de dormir.
Não escorregues de meu braço:
dorme apegado a mim!
Tradução - Maria Teresa Almeida Pina
Decálogo do artista
I. Amarás a beleza, que é a sombra de Deus sobre o Universo.
II. Não há arte ateia. Embora não ames ao Criador, o afirmarás criando a sua semelhança.
III. Não darás a beleza como isca para os sentidos, se não como o natural alimento da alma.
IV. Não te será pretexto para a luxúria nem para a vaidade, se não exercício divino.
V. Não buscarás nas feiras nem levarás tua obra a elas, porque a Beleza é virgem, e a que está nas feiras não é Ela.
VI. Subirá de teu coração a teu canto e te haverá purificado a ti o primeiro.
VII. Tua beleza se chamará também misericórdia e consolará o coração dos homens.
VIII. Darás tua obra como se dá um filho: tirando sangue de teu coração.
IX. Não te será a beleza ópio adormecido, se não vinho generoso que te estimula para a ação, pois se deixas de ser homem ou mulher, deixarás de
ser artista.
X. De toda a criação sairás com vergonha, porque foi inferior a teu sonho e inferior
a esse maravilhoso Deus que é Natureza
Gabriela Mistral
Tradução - Maria Teresa Almeida Pina
Encontrados na Net
Eugenia León "NINA" de Astor Piazzolla
No te avergüences, Nina, no,
¿de qué vergüenza entenderá
el mala bestia de ese bar
que te pateó y que te escupió?
Acariciale el piojo al perro
que tenés, y le decís
que entre la mugre te encontraste
un hombro amigo en que morir.
Abrí las cuencas de los ojos,
bien abiertas y arrojá
de un solo vómito brutal
tu soledad y ¡vamonós!
Mirá que linda estás
con tu ternura en pie,
y no estás sola, Nina, no,
yo estoy con vos.
Nina,
no llorés, mordete los ojos,
cachame las manos bien fuerte,
si viene la muerte, mangala:
que pague, de prepo y de a uno
los días felices que debe.
Mi Nina,
con cabezas de paloma
correremos hasta nunca
por la tumba de los pájaros mendigos
que encontraron la salida
y saldremos de la roña
dandos saltos, transparentes,
inmortales, ¡vamos, Nina!
¡Vamos, Nina!,
corramos, mi vieja, corramos.
Si el viento te enreda el harapo,
si el frío te llaga las piernas,
no aflojes ni pares ni vuelvas,
ni esperes, gimas, corre, ¡corré!
No te avergüences Nina, no,
que nadie sabe bien quién es.
Mirá si soy el dios capaz
de hacer mil panes con un pan,
y vos la loca que una vez
roció sus trapos con alcohol,
y se incendió para no ver
los presidentes que se van.
Mirame, hermana, no temblés,
no tengas miedo de morir,
los vivos oyen a sus muertos
y hoy, por fin, nos van a oír.
Mirá qué linda está
tu dignidad en pie,
y no estás sola, Nina, no,
yo estoy con vos.
¡Vamos, Nina!, ¡vamos, Nina!,
no aflojes, ni pares, ni vuelvas,
ni esperes, ni gimas, corré, ¡corré,
Composição: Horacio Ferrer
Eugenia León "VOLVER" de Carlos Gardel
Eugenia León "TIERRA LUNA"
Canção baseada num poema de Boris Vian, adaptado por Mario Beneddetti y Alberto Favero Concerto de Eugenia León en 1985 en Sinaloa. "Tierra Luna" adaptado nesta preciosa canção. Apesar da má qualidade da imagem é um documento que vale a pena apreciar.
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir
Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche
Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...
Boris Vian
Há sol na rua
Gosto do sol mas não gosto da rua
Então fico em casa
À espera que o mundo venha
Com as suas torres douradas
E as suas cascatas brancas
Com suas vozes de lágrimas
E as canções das pessoas que são alegres
Ou são pagas para cantar
E à noite chega um momento
Em que a rua se transforma noutra coisa
E desaparece sob a plumagem
Da noite cheia de talvez
E dos sonhos dos que estão mortos
Então saio para a rua
Ela estende-se até à madrugada
Um fumo espraia-se muito perto
E eu ando no meio da água seca .
Da água áspera da noite fresca
O sol voltará em breve
Boris Vian
canções e poemas
sábado, 17 de Janeiro de 2009
BALADA DE PABLO DE ROKHA
* * *
Los sofismas universales, las cosmicas, subterráneas leyes dinámicas, dinámicas me rigen, mi canción natural, polifónica se abre, se abre más allá del espíritu, la ancha belleza subconciente, trágica, matemática, fúnebre, guía mis pasos en la oscura claridad; cruzo las épocas cantando como un gran sueño deforme, mi verdad es la verdadera verdad, el corazón orquestal, musical, orquestal, dionysiaco, flota en la augusta perfecta, la eximia resonancia unánime, los fenómenos convergen a él, y agrandan su sonora sonoridad sonora, sonora; y estas fatales manos van, sonámbulas, apartando la vida externa, —conceptos, fórmulas, costumbres, apariencias,—mi intuición sigue los caminos de las cosas, vidente, iluminada y feliz; todo se hace canto en mis huesos, todo se hace canto en mis huesos.
* * *
Pus, llanto y nieblas lúgubres, dolor, solo dolor mamo en los roñosos pechos de la vida, no tengo casa y mi vestido es pobre; sin embargo, mis cantares absurdos, inéditos, modestísimos suman el pensamiento, TODO el pensamiento de la raza y la voz del instante; soy un país HECHO poeta, por la gracia de Dios; desprecio el determinismo de las ciencias parciales, convencionales, pues mi sabiduría monumental surje pariendo axiomas desde lo infinito, y su elocuencia errante, fabulosa y terrible crea mundos e inventa universos continuamente; afirmo o niego, y mi pasión gigante atraviesa tronando el pueblo imbécil del prejuicio, la mala aldea clerical de la rutina.
* * *
Atardeciendo me arrodillé junto a una inmensa y gris piedra humilde, democrática, trágica, y su oratoria, su elocuencia inmóvil habló conmigo en aquel sordo lenguaje cosmopolita e ingenuo del ritmo universal; hoy, tendido a la sombra de los lagos he sentido el llanto de los muertos flotando en las corolas; oigo crecer las plantas y morir, los viajeros planetas degollados igual que animales, el sol se pone al fondo de mis años lúgubres, amarillos, amarillos, amarillos, las espigas van naciéndome, a media noche los eternos ríos lloran a la orilla de mi tristeza y a mis dolores maximalistas se les caen las hojas;. . .«buenos días, buenos días árbol», dije al reventar la mañana sobre las rubias cumbres chilenas, y más tarde clamaba: «estrellas, SOIS estrellas, oh! prodigio...»
* * *
Mis pensamientos hacen sonar los siglos, todos los siglos; voy caminando, caminando, caminando musicalmente y mis actos son himnos, cánticos naturales, completamente naturales; las campanas del tiempo repican cuando me oyen sentirme; constituyo el principio y la razón primordial de todas las tonadas, el eco de mis trancos restalla en la eternidad, los triángulos paradójicos de mi actitud resumen el gesto, el gesto, la figura del super hombre loco que balanceó la cuna macabra del orbe e iba enseñándole a hablar.
* * *
Los cantos de mi lengua tienen ojos y pies, ojos y pies, músculos, alma, sensaciones, grandiosidad de héroes y pequeñas costumbres modestas, simplisísimas, mínimas, simplisísimas de recién nacidos, aullan y hacen congojas enormes, enormes, enormemente enormes, sonríen, lloran, sonríen, escupen al cielo infame o echan serpientes por la boca, obran, obran lomismo que gentes o pájaros, dignifican el reino animal, el reino vegetal, el reino mineral, y son bestias de mármol, bestias, bestias cuya sangre ardiendo y triste, triste, asciende a ellos desde las entrañas del globo, y cuyo ser poliédrico, múltiple, simultáneo está en los quinientos HORIZONTES geográficos; florecen gozosos, redondos, sonoros en Octubre, dan frutos rurales a principios de Mayo y Junio o a fines de Agosto, maduran todo el año y desde nunca, desde nunca; anarquistas, estridentes, impávidos, crean un individuo y una gigante realidad nueva, algo que antes, antes, algo que antes no estaba en la tierra, prolongan mi anatomía terrible hacia lo absoluto, aún existiendo independientemente; ¡tocad su cuerpo, tocad su cuerpo y os ensangrentareis los dedos MISERABLES!.. !..
* * *
Ariel y Calibán, Egipto, Grecia, Egipto y SOBRE TODO Chile, los cuadrados países prehistóricos, Jesús de Nazareth, los cielos, las montañas, el mar y los hombres, los hombres, las oceánicas multitudes, ciudades, campos, talleres, usinas, árboles, flores, sepulcros, sanatorios, hospicios u hospitales, brutos de piel terrosa y lejano mirar lleno de églogas, insectos y aves, pequeñas, arminosas mujeres pálidas; el cosmos idiota, maravilloso, maravilloso, maravilloso, maravilloso orienta mis palabras, y rodaré sonando eternamente, como el viejo nidal, como el viejo nidal, como el viejo nidal en donde anidan TODOS los gorjeos del mundo!...
Pablo de Rokha (Poeta Chileno)
sexta-feira, 16 de Janeiro de 2009
QUANDO ME ABANDONEI EM TI,
algo
murmura entre nós dois:
do mundo a primeira
das últimas
asas,
em mim cresce
a pele sobre
tempestuosa
boca, tu não chegas até ti.
Paul Celan
( tradução: Claudia Cavalcanti )

É assim que te quero, amor,
assim, amor, é que eu gosto de ti,
tal como te vestes
e como arranjas
os cabelos e como
a tua boca sorri,
ágil como a água
da fonte sobre as pedras puras,
é assim que te quero, amada,
Ao pão não peço que me ensine,
mas antes que não me falte
em cada dia que passa.
Da luz nada sei, nem donde
vem nem para onde vai,
apenas quero que a luz alumie,
e também não peço à noite explicações,
espero-a e envolve-me,
e assim tu pão e luz
e sombra és.
Chegastes à minha vida
com o que trazias,
feita
de luz e pão e sombra, eu te esperava,
e é assim que preciso de ti,
assim que te amo,
e os que amanhã quiserem ouvir
o que não lhes direi, que o leiam aqui
e retrocedam hoje porque é cedo
para tais argumentos.
Amanhã dar-lhes-emos apenas
uma folha da árvore do nosso amor, uma folha
que há-de cair sobre a terra
como se a tivessem produzido os nosso lábios,
como um beijo caído
das nossas alturas invencíveis
para mostrar o fogo e a ternura
de um amor verdadeiro.
Pablo Neruda
Estrangeiros para nós mesmos
“(…) estranhamente, o estrangeiro habita em nós: ele é a face oculta da nossa identidade, o espaço que arruína a nossa morada, o tempo em que se afundam o entendimento e a simpatia. Por reconhecê-lo em nós, poupamo-nos de ter que detestá-lo em si mesmo. Sintoma que torna o 'nós' precisamente problemático, talvez impossível, o estrangeiro começa quando surge a consciência da minha diferença e termina quando nos reconhecemos todos estrangeiros, rebeldes aos vínculos e às comunidades.”
Julia Kristeva (n. 1941)
In.mnemosyne:
La traverser du desert...
[Jean-Yves Leloup]
Extrait de Désert, déserts
Chacun de nous est un désert : une oeuvre est toujours un cri dans le désert.
[François Mauriac]
Extrait de Dieu et Mammon
Le désert n'ayant pas donné de concurrent au sable, grande est la paix du désert.
[Henri Michaux]
Extrait de Face au verrous
Pour la chasse aux lions : vous achetez un tamis et vous allez dans le désert. Là, vous passez tout le désert au tamis. Quand le sable est passé, il reste les lions.
[Alphonse Allais]
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années, on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l'âme.
[Douglas MacArthur]
Extrait de Normal Instructor & Primary Plans
La Terre promise est toujours de l'autre côté du désert.
[Henry Havelock Ellis]
Extrait de La Danse de la vie
Le malheur fait dans certaines âmes un vaste désert où retentit la voix de Dieu.
[Honoré de Balzac]
Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent.
[François René de Chateaubriand]
De quel désert est entouré le génie !
[Friedrich Nietzsche]
Désert : endroit où l'on récolte du pétrole.
[Jean-Charles] [+]
Extrait du recueil de paroles d'élèves La foire aux cancres
La mort est le prolongement horizontal d'un rêve factice, la vie n'étant pas vérifiable.
[Francis Picabia] [+]
Extrait de Thalassa dans le désert
Rien que cela, le sexe, nous sépare plus que deux planètes.
[François Mauriac]
Extrait de Le Désert de l'amour
Le plus difficile, dans le désert, c'est de trouver la sortie.
[Philippe Alexandre]
IN AVENE- Citations
quinta-feira, 15 de Janeiro de 2009
l'Ode à Ramakrishna
Maints, en Ramakrishna, perçurent un Sauveur,
Car il leur octroya de son divin bonheur,
Qu'ils fussent vertueux ou qu'ils fussent pécheurs.
Au monde, il affirma que tout croyant sincère,
Qui, en quête de Dieu, se plonge et persévère,
Se voit être entendu, de façon nécessaire.
" La foi n´est pas Dieu, mais juste des chemins. "
Confia-t-il aussi à ses frères humains.
Soyons-en éclairés, ce jour comme demain.
Puissent, à son instar, croître la tolérance,
Vivre les confessions en bonne intelligence,
Car Dieu accorde à tous la même délivrance.
Les foix sont toutes fleurs dont Dieu est la semence.
da Net
Penélope
sinto-me tonto, enternecido,
quando, de noite, as minhas mãos
são o teu único vestido.
e recompões com essa veste,
que eu, sem saber, tinha tecido,
todo o pudor que desfizeste
como uma teia sem sentido;
todo o pudor que desfizeste
a meu pedido.
mas nesse manto que desfias,
e que depois voltas a pôr,
eu reconheço os melhores dias
do nosso amor.
David Mourão Ferreira
Crespúsculo
se enfastia;
Quando a noite se destaca
da cortina;
Quando a carne tem o travo
da saliva,
e a saliva sabe a carne
dissolvida;
Quando a força de vontade
ressuscita;
Quando o pé sobre o sapato
se equilibra...
E quando às sete da tarde
morre o dia
- que dentro de nossas almas
se ilumina,
com luz lívida, a palavra
despedida.
David Mourão Ferreira
Allégeance
Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L'espace qu'il parcourt est ma fidélité. Il dessine l'espoir et léger l'éconduit. Il est prépondérant sans qu'il y prenne part.
Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse.
Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas?
René Char
Lutadores
homens, mas em suas mãos estreitas, li a luta dessas estrelas
convidando outras: emigrantes da ponte, sonhadoras ainda;
recolhi seu suor dourado, e por mim a terra parou de morrer.
René Char – Le Nu Perdu/1971
quarta-feira, 14 de Janeiro de 2009
Cuentos repartidos
Durmió la tarde desnuda sobre la ventana,
afuera nadie, ni luces ni palomas blancas.
No juega el viento, no se platican las campanas.
Todo silencio si tú me faltas.
La lluvia llorará conmigo
y calle abajo de los portales enemigos
salen al paso, me acosan antes que el olvido
sueños descalzos por el camino.
Todos tenemos un amor,
un tiempo para dar, un ciclo.
Estamos solos otra vez
o siempre como en el principio.
Dame tu mano, vuela conmigo,
seremos soledades y cuentos compartidos.
Durmió la tarde y entre su sueño dio contigo,
cuando llegaste la luna tuvo algún sentido.
No soy de nadie, dijiste para estar conmigo.
Si es por amarte todo lo olvido.
Alejandro Filio

À sua passagem a noite é vermelha,
E a vida que temos parece
Exausta, inútil, alheia.
Ninguém sabe onde vai nem donde vem,
Mas o eco dos seus passos
Enche o ar de caminhos e de espaços
E acorda as ruas mortas.
Então o mistério das coisas estremece
E o desconhecido cresce
Como uma flor vermelha.
Sophia de Mello Breyner Andresen
terça-feira, 13 de Janeiro de 2009
EL PARAÍSO SOBRE LOS TEJADOS
Será un día tranquilo, de luz fríacomo el sol que nace o muere, y el cristal
cerrará el aire sucio fuera del cielo.
Se nos despierta una mañana, una vez para siempre,
en la tibieza del último sueño: la sombra
será como la tibieza. Llenará la estancia,
por la gran ventana, un cielo más grande.
Desde la escalera, subida una vez para siempre,
no llegarán voces, ni rostros muertos.
No será necesario dejar el lecho.
Sólo el alba entrará en la estancia vacía.
Bastará la ventana para vestir cada cosa
con una tranquila claridad, casi una luz.
Se posará una sombra descarnada sobre el rostro sumergido.
Será los recuerdos como grumos de sombra
aplastados como las viejas brasas
en el camino. El recuerdo será la llama
que todavía ayer mordía en los ojos apagados.
Cesar Pavese
Versión de Carles José i Solsora
Caín - Alejandro Filio
Caín, qué has hecho de tu hermano
Caín, tiene sucias las manos
Caín, qué apesta en tu conciencia
que no puedes dormir y el tiempo pesa.
Caín no juzgo tu locura
compraste con tu error la desventura
tal vez la estirpe que te engendra
provenga de la rabia y la miseria.
Caín, qué has hecho de tu hermano
lo hiciste por quedarte su rebaño
Caín no espero que me expliques
tan sólo no comprendo lo que hiciste.
Caín, cursaste la academia
de grado militar y de estrategia
por fin te viste entre la tropa
tienes verde la piel, también la ropa.
Caín, qué sientes cuando estalla
la rabia del fusil sobre una cara
después descubres que era un niño
pero se atravesó por tu camino.
Caín, qué has hecho de tu hermano
no fue tu decisión te la tomaron
Caín, qué opinarán tus hijos
si es que en esta cadena quedan vivos.
Caín, de vuelta al campamento
seguro que serás más que sargento
y así descanse tu cabeza
que la patria corone tu nobleza.
Caín, qué sueñas cuando duermes
Apuesto que escondites y serpientes
será que a filo de navaja
tu vida se desborda y se rebaja.
Caín, no te sientas culpable
aplacaste al rebelde, al indomable
Caín, la choza humilde que se incendia
sólo ha sido un error de la estrategia
segunda-feira, 12 de Janeiro de 2009
Ella puede

Ella puede atrapar con los brazos el sol
o inventar con un trozo de tela una flor,
encender la mañana con sólo ponerse a reír,
abre alguna ventana y el aire se cuela feliz,
como nunca fui sin ella.
Ella teje una historia de luz y algodón
y a su paso la sombra se vuelve color,
nunca dice "soy tuya" al igual que la luna de abril
pero diario se entrega brillante y entera,
completa, sincera.
Entre tanto que ampara mi canto no hay nada que pueda decir
para hablar de sus labios no hay versos exactos ni rima sutil.
Es así y así será.
Es así y nada más.
Ella juega con Marte y lo vuelve tapiz,
dobla al mundo en dos partes, amar y vivir,
puede ser que alguien antes soñó entre su pelo soñar
pero no entre su sueño, como me desvelo
soñando con ella.
Ella tiene en los ojos la buena canción
y en el pecho y la espalda una constelación,
desamarra huracanes, me abraza y apaga la luz,
cuelga al tiempo en la percha detrás de la puerta
y luego se acerca.
Alejandro Filio
Ainda assim, escrevo
Não saberei nunca
dizer adeus
Afinal,
só os mortos sabem morrer
Resta ainda tudo,
só nós não podemos ser
Talvez o amor,
neste tempo,
seja ainda cedo
Não é este sossego
que eu queria,
este exílio de tudo,
esta solidão de todos
Agora
não resta de mim
o que seja meu
e quando tento
o magro invento de um sonho
todo o inferno me vem à boca
Nenhuma palavra
alcança o mundo, eu sei
Ainda assim,
escrevo
(Mia Couto)
roubado ao Sons da Escrita
domingo, 11 de Janeiro de 2009
La Tibétaine d' Yves Duteil - silent protest for Tibet
Fica aqui, junto com o voto de protesto de Yves Duteuil, também o meu, por todos os senhores da guerra, que troam as armas, ao invés de utilizarem as palavras para resolver os conflitos.
Jen-Michel Folon
Comme dans les dessins de Folon
Ceux qu'on aimait quittent la Terre
Le corps lourd et l'âme légère
Un peu plus graves à l'horizon
Dans leur pardessus de béton
Ceux qu'on aimait nagent en silence
Dans le temps sage de l'absence
Comme dans les dessins de Folon
On pourrait presque les toucher
De l'autre côté du papier
Fantômes gris des jours de peine
En long cortège de semaines
A rêver loin dans leur lumière
On pourrait presque enfin se taire
Comme dans les dessins de Folon
Il y a du rose et du vert pâle
Et des souvenirs bleu d'opale
Dans un champ vide de coton
Comme des bulles de savon
Prisonniers de la transparence
Ceux qu'on aimait doucement dansent
Comme dans les dessins de Folon
On pourrait presque s'envoler
Dans la lenteur de leur passé
Frôler d'un long battement d'ailes
L'exil sans fin qui les appelle
A rêver loin dans leur mystère
On pourrait presque enfin se perdre
Comme dans les dessins de Folon
Ceux qu'on aimait nagent à l'envers
Oiseaux de l'eau, poissons de l'air
Perdent le fil de nos saisons
Dans la brume de leur prison
Ceux qu'on aimait toujours s'effacent
Derrière les voiles de l'espace
Comme dans les dessins de Folon
Un jour on voudra leur parler
De l'autre côté du papier
On rêvera d'aubes plus pâles
D'éternité couleur d'opale
Un jour on se laissera faire
On glissera dans leur lumière
Comme dans les dessins de Folon...
Yves Duteuil
AJEDREZ
tela de FolonI
En su grave rincón, los jugadores
rigen las lentas piezas. El tablero
los demora hasta el alba en su severo
ámbito en que se odian dos colores.
Adentro irradian mágicos rigores
las formas: torre homérica, ligero
caballo, armada reina, rey postrero,
oblicuo alfil y peones agresores.
Cuando los jugadores se hayan ido,
cuando el tiempo los haya consumido,
ciertamente no habrá cesado el rito.
En el Oriente se encendió esta guerra
cuyo anfiteatro es hoy toda la tierra.
Como el otro, este juego es infinito.
II
Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
reina, torre directa y peón ladino
sobre lo negro y blanco del camino
buscan y libran su batalla armada.
No saben que la mano señalada
del jugador gobierna su destino,
no saben que un rigor adamantino
sujeta su albedrío y su jornada.
También el jugador es prisionero
(la sentencia es de Omar) de otro tablero
de negras noches y de blancos días.
Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué dios detrás de Dios la trama empieza
de polvo y tiempo y sueño y agonías?
Jorge Luis Borges
les coquelicos
C’est un beau jour d’été. Au ciel bleu s’éparpillentLes restes morcelés d’un orage récent.
Mais, après une averse, on mène les enfants
Se dégourdir un peu, tant que le soleil brille.
Un talus chatoyant partage la famille :
Deux en haut, deux en bas ; ils marchent calmement.
De gais coquelicots, écarlate torrent,
Éclaboussent les mains de la petite fille.
Fleur à fleur elle arrange un éclatant bouquet :
Il trônera bientôt au milieu d’un buffet
Avant de s’étioler en rutilantes larmes…
Protégeant la maison de leurs sombres créneaux,
Des arbres, alignés comme des hommes d’armes,
Festonnent le sommet d’un paisible coteau.
Jacques Fabre
O amor é...

Amor é fogo que arde sem se ver,
é ferida que dói, e não se sente;
é um contentamento descontente,
é dor que desatina sem doer.
É um não querer mais que bem querer;
é um andar solitário entre a gente;
é nunca contentar-se de contente;
é um cuidar que ganha em se perder.
É querer estar preso por vontade;
é servir a quem vence, o vencedor;
é ter com quem nos mata, lealdade.
Mas como causar pode seu favor
nos corações humanos amizade,
se tão contrário a si é o mesmo Amor?
Luís Vaz de Camões
sábado, 10 de Janeiro de 2009
As palavras do amor
Com que adoço a amargura e embalo o pensamento:
Vagos clarões, vapor de perfumes dispersos,
Vidas que não têm vida, existências que invento;
Esplendor cedo morto, ânsia breve, universos
De pó, que o sopro espalha ao torvelim do vento,
Raios de sol, no oceano entre as águas imersos
-As palavras da fé vivem num só momento...
Mas as palavras más, as do ódio e do despeito,
O "não!" que desengana, o "nunca!" que alucina,
E as do aleive, em baldões, e as da mofa, em risadas,
Abrasam-nos o ouvido e entram-nos pelo peito:
Ficam no coração, numa inércia assassina,
Imóveis e imortais, como pedras geladas.
Olavo Bilac
Dos animais - Sampa

Je m'appelle Sampa
Et bien que chien bâtard
Je fais tourner la tête
A bien des pedigrees
Je m'appelle Sampa
Je suis né quelque part
Je m'appelle Sampa
Et mon histoire est belle
Je mouille des divans
Je souille des parquets
Je vis auprès d'un roi
Comme un chien de poubelle
Je m'appelle Sampa,
Et j'ai des yeux qui parlent
Un corps qui fait le fou
Un cœur qui se remplit
De tant et tant de joie
Qu'une carresse régale
Je m'appelle Sampa
J'ai des maîtres fidèles
Lui me donne du mal
A me faire obéir
Mais quand il n'est pas là
Je suis seul avec elle
Son amour à lui
C'est mon amour à moi
Comme elle est jolie
Comme elle est gentille
Son amour à lui
C'est ma maîtresse à moi
Et, quand elle me sourit
Moi j'ai les yeux qui brillent
Elle m'appelle San San
Et je l'aime et elle m'aime
La nuit je dors près d'elle
Et au matin je la réveille
D'un coup de patte
Ou bien d'un coup de dent
Je m'appelle Sampa
Et mon histoire est courte
Pour aller du lit où je dormais
Jusqu'au jardin où je repose
Il ne m'aura pas fallu un an
Toi le jardin, je te connais
Dans tes moindres recoins
Hier encore je t'ai prêté un os
Aujourd'hui je te donne les miens
Je m'appelais Sampa
Et j'étais chien bâtard !
by Georges Chelon
O amor é um homen inacabado

Todas as árvores com todos os ramos com todas
[as folhas
A erva na base dos rochedos e as casas
[amontoadas
Ao longe o mar que os teus olhos banham
Estas imagens de um dia e outro dia
Os vícios as virtudes tão imperfeitos
A transparência dos transeuntes nas ruas do acaso
E as mulheres exaladas pelas tuas pesquisas
[obstinadas
As tuas ideias fixas no coração de chumbo nos
[lábios virgens
Os vícios as virtudes tão imperfeitos
A semelhança dos olhares consentidos com os
[olhares conquistados
A confusão dos corpos das fadigas dos ardores
A imitação das palavras das atitudes das ideias
Os vícios as virtudes tão imperfeitos
O amor é o homem inacabado.
Paul Eluard, in "Algumas das Palavras"
Tradução de António Ramos Rosa
sexta-feira, 9 de Janeiro de 2009
Salomão o Elefante Diplomata
O livro que estou a ler. Com um obrigada ao J.V. porque foi ele que mo deixou no sapatinho.
quinta-feira, 8 de Janeiro de 2009
Desejo
quarta-feira, 7 de Janeiro de 2009
Prémios
Fico sensibilizada, que, este Blog, que mais não é que uma compilação de coisas de
que gosto muito e alguém teve a genialidade de escrever, fotografar, compor , interpretar, pintar...possa contribuir para a satisfação e também porque não, enriquecimento a nível geral, dos que aqui vêm e gostam! Aprendemos uns com os outros e com vocês aprendo mesmo muito. Aproveito para expressar aqui a minha sincera gratidão, nomeadamente ao VIVERUMCONTO, mas e também ao O BLOG QUE NINGUÉM LÊ,VAANDANDO, TERREAR, , ÉTATS D´ÂMES, CASTELLAR PHOTO, À LA RECHERCHE DE L´ABSOLU, ARDÓSIA AZUL, DEEP... só para nomear alguns... Graças a vocês não só aprendo como me sinto menos só... Naqueles momentos!
Devido a um problema na postagem, há uns dias para cá que não consigo mandar comentários e postar fotos por ex., a tecnologia anda a falhar!!!
Pasmo
Gratuita confiança...
Quem te fez tão criança
Na Primavera,
Vida enrugada e triste?
A morte existe,
A razão desespera,
E tu, feliz, aberta num sorriso,
Como se o mundo fosse o paraíso!
Miguel Torga
São Martinho de Anta, 17 de Abril de 1960
Curiosidade- Era Domingo de Páscoa e nascia uma menina a quem minha mãe, Josefina decidiu chamar Clorinda. Durante toda a meninice Nina, para os amigos.
Pedagogia
Tudo o que é bom e belo
Se desaprende...
a vida compra e vende
A perdiçao.
Alheado e feliz,
Brinca no mundo da imaginação,
Que nenhum outro mundo contradiz!
Brinca instintivamente
Como um bicho!
Fura os olhos do tempo,
E à volta do seu pasmo alvar
De cabra-cega tonta,
A saltar e a correr,
desafronta
O adulto que hás-de ser!
Miguel Torga
Coimbra, 16 de Março de 1960
Instrução Primária

Não saibas: imagina...
deixa falar o mestre, e devaneia...
A Velhice é que sabe, e apenas sabe
Que o mar não cabe
Na poça que a inocência abre na areia.
Sonha!
Inventa um alfabeto
De ilusões...
Um a-bê-cê secreto
Que soletres à margem das lições...
Voa pela janela
De encontro a qualquer sol que te sorri!
Asas? Não são precisas:
Vais ao colo das brisas,
Aias da fantasia...
Miguel Torga
S. Martinho de Anta, 18 de Abril de 1962.
terça-feira, 6 de Janeiro de 2009
nos trocámos
como a doçura e o fruto
nos unimos
num mesmo corpo de cinza
nos consumimos
e por isso
quando te recordo
percorro a imperceptível
fronteira do meu corpo
e sangro
nos teus flancos doloridos
Tu és o encoberto lado
da palavras que desnudo
Mia Couto
O mau Samaritano
Perto de um louco, de um triste, de um miserável,
Sem lhes dar uma palavra de consolo.
Eu bem sei que minha vida é ligada à dos outros,
Que outros precisam de mim que preciso de Deus
Quantas criaturas terão esperado de mim
Apenas um olhar – que eu recusei.
Murilo Mendes
No coração talvez...
O coração, talvez, ou diga antes:
Uma ferida rasgada de navalha,
Por onde vai a vida, tão mal gasta,
Na total consciência nos retalha.
O desejar, o querer, o não bastar,
Enganada procura da razão
Que o acaso de sermos justifique,
Eis o que dói, talvez no coração.
José Saramago
segunda-feira, 5 de Janeiro de 2009
Vaslav Nijinsky
Vaslav Nijinsky nasceu em Kiev em 1890, tendo iniciado os seus estudos de ballet na Academia Imperial, por volta dos dez anos.
De estatura baixa, Nijinsky era dotado de um tendão de Aquiles excepcionalmente longo, o que transformava a sua capacidade de se elevar do chão, e a ele retornar, como se não tivesse peso, algo nunca visto até então no mundo da dança.
Mas para além disso, Nijinsky possuía um talento raro e inimitável. Marie Rambert, uma das percursoras do ballet na Inglaterra e sua colaboradora disse sobre ele: “Não sei a que distância ficava do chão quando ele dançava, só sei que ficava perto das estrelas. E quem é que olhava para o chão nesse momento?... Quanto às suas famosas posições no ar, Nijinsky criava essa ilusão, graças ao êxtase da sua expressão no auge do salto, de modo que este momento único, que parecia manter-se, se gravava na consciência de cada espectador...”
Contratado por Diaghilev, pôde revelar ao mundo a natureza surpreendente da sua dança e a versatilidade que o tornava apto a interpretar qualquer género de ballet onde expressava toda a sua arte. “Les Sylphides”, “Petrouchka”, “Shéhérazade”, “L´après-midi d´un faune”, “Sacre du Printemps” são bailados onde a sua genialidade se mostra em todo o seu esplendor.
No entanto, Nijinsky fora adiante demais do seu tempo em muitos destes bailados, surpreendendo público e crítica com a violência, modernidade, ruptura coreográfica de todos os valores vigentes para o ballet de então.
A fragilidade psicológica e mental de Nijinsky, começa lentamente a manifestar-se mas ainda assim, coreografa e interpreta “Till eulenspiegel” onde a sua interpretação é considerada magistral. Robert Jones, coreografo, refere-se no dia seguinte à estreia deste ballet com as palavras: “A energia de Nijinsky, o seu ardor, a sua audácia, a sua abrasadora imaginação de intuições fantásticas, jocosas, grotescas foram para mim uma fonte contínua de maravilha e delícia”.
Foram essas porém, as suas derradeiras performances, tendo-se apresentado em palco pela última vez em 1917. O seu precário equilíbrio mental foi-se deteriorando, separando-se de um mundo violento e grosseiro ao qual a sua sensibilidade nunca se adaptara.
Nijinsky ficou para a história como uma das mais fascinantes personalidades e principal figura de resgate da dança masculina, tão decadente naquela época, no Ocidente.
Recolhido da Net
Le grand pardon - Enrico Macias
Abraham a eu deux enfants
Ismaël, Israël
Ils s'aimaient voilà cinq mille ans
d'un amour fraternel
ils cherchaient du fond de leur âme
à servir l'éternel
Le premier fit naitre l'Islam
le second Israël
Refrain
Le grand pardon, le grand pardon
Il est écrit depuis longtemps
Depuis la nuit des temps
Le grand pardon, le grand pardon
dépêchez vous, dépêchons nous de le faire entre nous
2
Attachés par les liens du sang
ils étaient tous unis
ils rêvaient de voir leurs enfants
Vivre au même pays
Le grand pardon, le grand pardon
dépêchez vous, dépêchons nous de le faire entre nous
3
Et le temps de tuer l'amour
ils se sont retrouvés
face à face au lever du jour
Prêts à tout sacrifier
Quand chacun a sa vérité
Et la même maison
L'avenir peut être sauvé
sans larmes, ni passion
4
Il faudra que revienne un jour
Au silence des armes
les deux frères unis pour toujours
Par l'amour d'Abraham
C'est alors qu'on verra couler
l'eau, le lait et le miel
Qu'ils auront à se partager
Les enfants d'Ismaël
Les enfants d'Israël
Psaume
personne ne soufflera la parole sur notre
poussière.
personne.
Loué sois-tu, Personne.
C'est pour toi que nous voulons
fleurir
À ta
rencontre.
Un rien,
voilà ce que nous fûmes, sommes et
resterons, fleurissant :
la rose de Rien, la
rose de Personne
Avec
la clarté d'âme du pistil
l'âpreté céleste de l'étamine,
la couronne rouge
du mot pourpre que nous chantions,
au-dessus, ô, au-dessus
de l'épine.
Paul Celan
A veces,
y se termina la música,
y se me obliga a quedarme sola
con mi enfermedad y mi mundo suspendido.
A veces,
tú entras silenciosamente
y dándome un beso
realizas el milagro
y me haces dormir en paz.
Ana Buquet
domingo, 4 de Janeiro de 2009
El reloj de arena

Sombra que una columna en el estío
Arroja o con el agua de aquel río
En que Heráclito vio nuestra locura
El tiempo, ya que al tiempo y al destino
Se parecen los dos: la imponderable
Sombra diurna y el curso irrevocable
Del agua que prosigue su camino.
Está bien, pero el tiempo en los desiertos
Otra substancia halló, suave y pesada,
Que parece haber sido imaginada
Para medir el tiempo de los muertos.
Surge así el alegórico instrumento
De los grabados de los diccionarios,
La pieza que los grises anticuarios
Relegarán al mundo ceniciento
Del alfil desparejo, de la espada
Inerme, del borroso telescopio,
Del sándalo mordido por el opio
Del polvo, del azar y de la nada.
¿Quién no se ha demorado ante el severo
Y tétrico instrumento que acompaña
En la diestra del dios a la guadaña
Y cuyas líneas repitió Durero?
Por el ápice abierto el cono inverso
Deja caer la cautelosa arena,
Oro gradual que se desprende y llena
El cóncavo cristal de su universo.
Hay un agrado en observar la arcana
Arena que resbala y que declina
Y, a punto de caer, se arremolina
Con una prisa que es del todo humana.
La arena de los ciclos es la misma
E infinita es la historia de la arena;
Así, bajo tus dichas o tu pena,
La invulnerable eternidad se abisma.
No se detiene nunca la caída
Yo me desangro, no el cristal. El rito
De decantar la arena es infinito
Y con la arena se nos va la vida.
En los minutos de la arena creo
Sentir el tiempo cósmico: la historia
Que encierra en sus espejos la memoria
O que ha disuelto el mágico Leteo.
El pilar de humo y el pilar de fuego,
Cartago y Roma y su apretada guerra,
Simón Mago, los siete pies de tierra
Que el rey sajón ofrece al rey noruego,
Todo lo arrastra y pierde este incansable
Hilo sutil de arena numerosa.
No he de salvarme yo, fortuita cosa
De tiempo, que es materia deleznable.
Jorge Luis Borges
EL INSTANTE
de espadas que los tártaros soñaron,
dónde los fuertes muros que allanaron,
dónde el Árbol de Adán y el otro Leño?
El presente está solo. La memoria
erige el tiempo. Sucesión y engaño
es la rutina del reloj. El año
no es menos vano que la vana historia.
Entre el alba y la noche hay un abismo
de agonías, de luces, de cuidados;
el rostro que se mira en los gastados
espejos de la noche no es el mismo.
El hoy fugaz es tenue y es eterno;
otro Cielo no esperes, ni otro Infierno.
Jorge Luis Borges
sábado, 3 de Janeiro de 2009
sexta-feira, 2 de Janeiro de 2009

| Depois de amanhã, sim, só depois de amanhã... Levarei amanhã a pensar em depois de amanhã, E assim será possível; mas hoje não... Não, hoje nada; hoje não posso. A persistência confusa da minha subjetividade objetiva, O sono da minha vida real, intercalado, O cansaço antecipado e infinito, Um cansaço de mundos para apanhar um elétrico... Esta espécie de alma... Só depois de amanhã... Hoje quero preparar-me, Quero preparar-me para pensar amanhã no dia seguinte... Ele é que é decisivo. Tenho já o plano traçado; mas não, hoje não traço planos... Amanhã é o dia dos planos. Amanhã sentar-me-ei à secretária para conquistar o mundo; Mas só conquistarei o mundo depois de amanhã... Tenho vontade de chorar, Tenho vontade de chorar muito de repente, de dentro... Não, não queiram saber mais nada, é segredo, não digo. O porvir... Alberto Caeiro |
quinta-feira, 1 de Janeiro de 2009
XXIII (Trilce)
Moinho candente dos biscoitos,
pura gema infantil e inumerável, mãe.
Oh os quatro remoinhos assombrosamente
por mondar, mãe: os infelizes.
As duas irmãs, Miguel que morreu
e eu arrastando
uma trança por cada letra do alfabeto.
Repartias na sala de cima
de manhã e a tarde, trabalho em dobro,
as hóstias soberbas do tempo
para que não sobrassem
as cascas dos relógios parados à meia-noite
em ponto.
Mãe, e agora? Em qual alvéolo
ficaria, em que rebento capilar,
certa migalha que sufoca a garganta
e não quer passar. Hoje, até
os ossos puros se transformam em farinha
que não será amassada
a terna doceira do amor!
Até a sombra crua e o grande molar
cuja gengiva lateja na covinha láctea
e inadvertido lavra e fervilha, observaste tantas vezes
as mãos cerradas dos recém nascidos.
A terra há de ouvir no teu silêncio
como nos exigem
o aluguel do mundo onde nos abandonaste
e o valor daquele pão interminável.
E cobraram-nos, embora fôssemos
ainda jovens, como havias de perceber,
não poderíamos arrebatar nada.
Quando foi que nos deste algo,
Diz, Mãe?
César Vallejo
(Trad. Jorge Henrique Bastos)







Com votos de um bom dia.












